«Tout s’effondre»

Il est très confortable de croire avoir une histoire à raconter.
Il n’y a pas d’histoires.
Juste la réalité qui brûle,
et le voile des illusions comme un drapeau en berne.
Toute cette construction patiente,
ce voile sur la réalité, -une civilisation?-
craque, s’effondre.
Il n’y a plus que la terreur,
à laquelle certains accrochent encore
un peu de romantisme.
Il n’y a que l’effroi:
l’effroi d’être présent au monde, chaque instant.
De n’avoir d’autre choix que d’affronter sa présence au monde.
De construire l’envers d’une prière
L’envers d’une cathédrale.
Ce ventre, peut-être.
Accepter la chair du monde
Accepter qu’elle n’ait pas d’apparence.
Accepter d’être à la fois le démiurge
et n’être rien.
Voilà l’effondrement;
voilà,
à chaque respiration,
à chaque souffle,
une nouvelle genèse.

christian jelk

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